À ce temps-ci l’an dernier, j’entreprenais de rédiger un article hebdomadaire sur le livre biblique des Psaumes. J’ai décidé de les commenter un à la fois selon leur ordre numérique. La semaine dernière, je commentais le Psaume 50, achevant ainsi le premier tiers de ce très beau livre. Il nous reste cent psaumes à étudier et contempler !
Les personnes qui lisent régulièrement ces articles auront remarqué qu’ils suivent une structure à quatre parties. Je n’ai pas inventé ce patron. Il a été développé durant le Moyen Âge et transmis au fil des siècles par les commentateurs chrétiens des Écritures juives (l’Ancien Testament.) Permettez-moi de revoir ces quatre parties avec vous.
La première recherche le sens ‘littéral’ du psaume, en autres mots, le sens que l’auteur avait en tête en écrivant son texte. J’appelle cela le « Sens originel » du texte. Il n’est guère facile de déterminer ce sens puisque ces textes datent d’une époque disparue, sont écrits dans une langue étrangère et dans un contexte qu’on imagine difficilement. Il faut s’adonner à la conjecture et s’en tenir souvent aux hypothèses. Le travail des spécialistes de la Bible ou exégètes nous est essentiel si l’on veut commencer du bon pied.
La deuxième partie expose le sens ‘allégorique’ du psaume. Ce sens dépend d’une conviction qu’un lien profond unit les Écritures juives et chrétiennes (l’Ancien et le Nouveau Testaments.) On tente ici d’identifier ces liens afin de voir comment Jésus a accompli les Écritures et comment les auteurs chrétiens y ont perçu des sens nouveaux. J’appelle cette section « À la lumière de l’Évangile. »
La troisième partie s’intitule « Application à la vie chrétienne. » Pour les auteurs médiévaux, il s’agissait du sens ‘moral’ ou ‘tropologique’ des psaumes. L’intention ici est évidente : tirer les conséquences du psaume pour la vie quotidienne des croyants et des croyantes. Comment le psaume nous invite-t-il à agir? Quels choix le psaume nous propose-t-il ? Quelles vertus le psaume nous convie-t-il à embrasser, quels vices à rejeter? Si le psaume n’a pas d’impact sur notre façon de vivre, il ne demeure qu’un beau poème. Moi, si j’ai décidé de consacrer chaque semaine du temps et de l’énergie à rédiger ces commentaires, c’est que je considère les psaumes comme plus que de belles œuvres littéraires. Il s’agit ici de la Parole vivante de Dieu, une Parole qui nous éclaire, nous lance des défis, nous console, nous invite à la transformation et à une vie plus engagée.
La dernière partie de mon commentaire, « Perspectives divines, » correspond à ce que les anciens appelaient le sens ‘anagogique’ des psaumes. Ce sens est lié à notre destinée ultime au-delà de la mort. Il nous invite à considérer ces textes à partir d’une perspective mystique, éternelle, de les contempler avec les yeux mêmes de Dieu.
Chers lecteurs, chères lectrices, si vous désirez profiter à plein de mes humbles commentaires, je vous invite à ouvrir votre Bible, à lire le psaume suggéré, à étudier mon article, et à relire le psaume en le priant. Chaque fois que vous ferez ainsi, je vous l’assure, de nouveaux sens surgiront, vous saisirez de nouveaux liens entre le texte et votre vie, des compréhensions nouvelles se révèleront à vous. Et la Parole de Dieu deviendra pour vous une parole vivante.