Ainsi, quand Juan Diego se présenta à l'évêque Zumárraga, il ouvrit son poncho et laissa tomber les fleurs qui étaient des roses de Castille. Mais ce qui étonna davantage les témoins fut de les voir disparaître au moment même où ceux-ci les prenaient des mains de Juan Diego.
En déposant son poncho devant l'évêque, on aperçut dessiné l'image de la Très Sainte et toujours Vierge la Mère du vrai
Dieu, image qui se conserve toujours aujourd'hui. Le 26 décembre 1531, il y eut une procession au Mont Tepeyac où se réunirent de
nombreux indiens chichimèques ; ceux-ci jouaient avec leurs arc et leurs flèches et dansaient selon leurs coutumes. Malheureusement
une flèche tirée au hasard transperça la gorge d'un indien qui accompagnait le "Manteau". Il mourut à l'instant. C'est devant l'image
que l'on retira la flèche et aussitôt on vit se former une cicatrice et l'indien ressuscita. A partir de ce moment là, les indiens
se convertirent au catholicisme au nombre de 9 millions.
En 1751, Michel Cabrera analysa avec Joseph Ibarra le poncho et ils constatèrent
que l'image n'avait aucune marque de pinceau.
En 1791, de l'acide muriatique tombé sur le côté droit supérieur avec une proportion
de 50 % d'acide nitrique et 50 % d'acide chlorhydrique, faisant un trou de 10 cm de diamètre. Trente jours après le tissu était reformé
sans que personne n'intervint pour réparer l'accident. Aujourd'hui encore, il reste une marque de la tache et seulement au moyen d'un
instrument de précision on peut observer des traces de brûlure.
Au XVIIIe siècle, on fit une copie très semblable de l'original avec
le même tissu de maguey (fibres végétales de cactus) : malgré tout, la copie était réduite en poussière quelques quinze années après,
tandis que l'original possède déjà près de 500 ans, ce qui est un phénomène inexplicable. Le manteau mesure 1.71 de haut sur 1.05
de large.