Diocèse catholique d'Alexandria-Cornwall Catholic Diocese
220, ch. Montreal Rd, C.P./Box 1388, Cornwall ON K6H 5V4 * 613-933-1138
Le Grand Seminaire de Quebec - Class de 2008-2009. Timothy - 2ième rangée à gauche.
souvent. Durant mon adolescence, je me suis intéressé beaucoup à la foi et je me suis inscrit au programme d’études religieuses
catholiques à l’Université de Toronto. Mais pour moi le vrai coup d’envoi fut l’année d’étude et d’enseignement que je
fis à Paris. Non seulement mon français s’est améliorée, mais les gloires du catholicisme français m’emballèrent tout à fait:
les églises, la culture, l’histoire, les communautés religieuses, etc. Je vivais dans une résidence d’étudiants des Jésuites,
et après mon retour et ma graduation qui s’en suivit, j’ai demandé d’entrer au séminaire. Toutefois, le recteur a jugé que je
manquais d’expérience et m’a recommandé de vivre seul indépendant pour quelques années.
J’ai travaillé à l’Assemblée
législative de l’Ontario et j’ai obtenu un diplôme en éducation. Après avoir enseigné à Londres en Angleterre et à Toronto,
j’ai soumis une autre demande d’entrée au séminaire de Toronto et je fus accepté. Après deux belles années d’études très épuisantes,
j’ai senti que j’avais besoin d’un temps de repos. J’ai obtenu la permission de m’absenter et suis retourné dans le monde du
travail. Cinq ans après, je me sentais prêt à reprendre mes études en vue de la prêtrise. Par contre, les autorités ont
jugé que je fus trop longtemps absent et me suggérèrent d’abandonner l’idée du sacerdoce ou de me tourner vers un autre diocèse.
Ayant de fortes racines dans l’Est de l’Ontario, j’ai écrit des lettres aux évêques d’Alexandria-Cornwall et de Kingston.
Mgr Paul-André Durocher fut le premier à me répondre. Après rencontres et discussions, suivies de tests intenses, Mgr Durocher me
souhaita la bienvenue comme candidat à la prêtrise pour le diocèse d’Alexandria-Cornwall.
Mgr a choisi le Grand Séminaire
de Québec, fondé en 1663, pour la suite de mes études. Il jugeait que cela me permettrait de perfectionner mon français
et faciliterait ainsi mon apostolat auprès du peuple du diocèse. Je suis présentement dans ma première année d’étude au Grand
Séminaire et j’aime bien la formation spirituelle, intellectuelle et humaine que j’y reçois. J’admire également les sites merveilleux
du Vieux Québec.
Un appel à la prêtrise ou à la vie religieuse demeure toujours mystérieux et unique... comme chacun de
nous l’est d’ailleurs. Dès mon adolescence, je sentis comme un premier appel tellement j’étais impressionné par l’Église et
son puissant message qui allait à l’encontre d’une culture de la mort. Cet appel s’est fortifié en France à l’occasion de mes
rencontres avec les Jésuites et les Bénédictins et de nombreux laïques convaincus;. Je voulais faire partie de ce dynamisme
qui avait contribué et continue encore à contribuer tellement au bien de l’humanité. Une certaine perception idéaliste a cédé
la place à une vision plus concrètre de l’activité de l’Église après plusieurs années de bénévolat, mais cela n’a pas diminué mon
désir de diriger un jour une communauté chrétienne. Évidemment, j’ai toujours tâché de discerner la volonté de Dieu dans
tout cela. L’appel vient de Lui, non pas de nous. Le discernement d’une vocation ne se fait pas d’un seul coup et on n’y
répond pas une fois pour toute. C’est une question de réflexion quotidienne et d’actes de volonté continuels. Pour le
moment, Dieu semble me diriger vers l’autel, et chaque jour, je dis oui à cette grâce formidable... parfois facilement, parfois
difficilement, mais toujours avec reconnaissance. Je pense au jour où je pourrai aider Mgr Durocher à servir le peuple de Dieu
dans l’église diocésaine d’Alexandria-Cornwall.
Je suis né à Toronto, l’aîné de quatre enfants, d’une mère émigrée de l’Angleterre et d’un père natif de Toronto. Mon grand-père
paternel, lui aussi originaire de l’Angleterre, avait épousé une Francophone d’Iroquois, petite ville non loin de Cornwall.
Bien que ma mêre fût catholique, mon père n’encourageait pas la pratique religieuse; alors nous n’allions pas à la messe très